Les miracles du Premier Mai
Maintenant qu'on est le 5 mai, il est raisonnable de parler des miracles du 1er mai. On a pris le recul nécessaire, on jette un regard émerveillé sur ces derniers jours.

Une tarte fine aux sardines marinées. C'était l'autre soir au Vin Sobre, angle rue Saint-Jacques - rue des Feuillantines. Mais ce n'était pas un miracle du 1er mai (trop vinaigrée, sardines reposant sur une grosse louche de salade de concombre à l'aneth, saveurs discordantes, hyperacidité : quelle idée dans un bistrot à vins !).

Chez Liza, restaurant libanais, rue de la Banque. Les rougets frits, avant...

... et après. Mais ce n'est pas encore là un miracle du 1er mai. Les miracles consistent plutôt à multiplier les poissons, pas à les faire disparaître.

Vous avez même le droit d'identifier le spécimen de Pipeulus parisianus assis pas loin de nous, mais pas de dire que c'était un miracle de 1er mai.

Mmmmm ! Du jambon de coche aux Papilles, rue Gay-Lussac, en hors-d'œuvre.

Toujours aux Papilles, un ossau-iraty avec sa confiture de cerises noires. C'était hier, donc ce n'était pas un miracle du 1er mai.

Dégustation d'une pizza au san daniele à Pasta e Basta, sur la dalle de Tolbiac. La pizza tient du miracle (comme tout ce restaurant) mais pas du 1er mai. (Avis : le t-shirt que vous voyez ici n'est pas à vendre.)

En fait, je vais vous raconter comment nous avons assisté au miracle du 1er mai. D'abord, nous étions assis au café Chao Ba, place Pigalle, et c'était le 1er mai, évidemment.

Un chocolat chaud fut commandé. (Si vous étiez à Paris ce jour-là, vous savez qu'il a plu quasi toute la journée.)

Action ! Les conditions du miracle se rassemblent.

Et c'est ainsi qu'est apparu devant nos yeux ce joli paysage de volcan tropical dressé au milieu d'une mer de lait, et entouré d'une ceinture corallienne en chocolat, le tout dans le plus pur style art-déco. Épatant, non ?

Vue latérale pour ceux qui préfèrent. Voilà, c'était le miracle du 1er mai.