750 grammes Tous les blogs Top blogs Cuisine Tous les blogs Cuisine
Tous nos blogs cuisine Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
chez ptipois
Publicité
Archives
29 avril 2006

Sur "L'Armée des ombres" de Jean-Pierre Melville

Je voudrais signaler aux anglophones d'entre vous un très bel article de Stephanie Zacharek dans le Salon d'aujourd'hui sur "un des plus beaux films jamais tournés".
(Je précise pour ceux qui ne connaissent pas cet excellent webzine indépendant qu'en cliquant sur une pub vous obtenez un pass d'une journée pour tout le site.)

armee5

Je copie ci-dessous la conclusion de l'article, où la journaliste met en parallèle le film de Melville et les temps sombres que vit l'Amérique d'aujourd'hui. On n'a pas si souvent l'occasion de lire, dans la presse, des réflexions à la fois si profondes et si pudiques sur le caractère tragique de notre époque. Je veux dire de vraies réflexions, pas des démangeaisons grotesques à la Philippe Muray. Stephanie Zacharek, après avoir vu un "vrai" film sur la Résistance (vrai parce qu'intérieur, atmosphérique, onirique), pense irrésistiblement aux vrais problèmes. Solitude, isolement, sentiment d'impuissance, et malgré tout désir d'agir — est-ce que ça vous dit quelque chose, à vous ?

What does it mean to love your country so much that you'd swallow a cyanide pill for it, even as your own government is happily running it into the ground? Melville maps the true nature of patriotism, and even though wartime France is hardly analogous to contemporary America, his conclusions are painful to bear. The very concept of patriotism in early 21st century America is often derided as though it were nothing more than a collection of our worst impulses: The right to wave a flag, to bully other countries, to drive gas guzzlers, to bear arms, to decide what our children do (or don't) learn about sex or God or evolution in our schools.

"United we stand" may be the rallying cry, but the truth is that the love of one's country is too delicate a thing to be summed up by any single slogan or symbol. That's something Melville -- who died in 1973, at age 55 -- instinctively understood about patriotism: The very thing that we need to hold us together is actually the loneliest game in town.

Publicité
Commentaires
Publicité