23 juin 2005
Paris-Metz-Bruxelles
Lebanese Blonde a raison, il fait trop chaud pour bloguer. C'est pourquoi, ce soir, je blogue en accéléré. Je reprends goût à la vie après avoir passé une petite heure à réinstaller le climatiseur. La mémoire du week-end passé me revient alors.
Vendredi

Excellent
concert de Fischerspooner au Café de la Danse, malgré la chaleur quasi
insoutenable dans la salle et au bar. Pendant que nous sirotons nos
mousses, l'un d'entre nous remarque : Tu as vu la fille à côté, ce qu'elle ressemble à Björk !
Un second regard : c'est elle. Qui d'autre s'habillerait de plusieurs
drapeaux italiens en satin découpés en diagonale et cousus ensemble
n'importe comment, avec bustier, tournure et godets tout autour de la
taille ? En tout cas voilà quelqu'un qui a beau être une reine du fugging, ça ne la rend pas moins mignonne pour autant, ce qu'on ne peut que saluer.


Impossible de s'attarder ce vendredi soir : le lendemain matin, départ pour Metz
dans un beau train allemand qui traverse des paysages verts et paisibles.


Vignale, ravi de me faire connaître sa belle ville.

Stratégiquement placé à un angle de la façade de la gare de Metz,
ce Charlemagne de style néoroman germanique ne manque pas de classe.
Qu'y z'y viennent !

Détail de la frise du portail. Ils n'ont peut-être pas gardé l'Alsace et la Lorraine,
mais leur néoroman avait incontestablement de la gueule.
Dimanche
Ce n'est pas seulement pour la pub et la déco : c'est indispensable pour retrouver son chemin.
Les laveurs de vitres assurent l'interface entre le Parlement et le ciel.



Mon ami J.E.D. ne se sépare jamais de sa poupée Marilyn Manson, idéale pour les câlins réparateurs dans les pires moments de stress.
Samedi

Impossible de s'attarder ce vendredi soir : le lendemain matin, départ pour Metz
dans un beau train allemand qui traverse des paysages verts et paisibles.


Vignale, ravi de me faire connaître sa belle ville.

Stratégiquement placé à un angle de la façade de la gare de Metz,
ce Charlemagne de style néoroman germanique ne manque pas de classe.
Qu'y z'y viennent !

Détail de la frise du portail. Ils n'ont peut-être pas gardé l'Alsace et la Lorraine,
mais leur néoroman avait incontestablement de la gueule.
Dimanche
Sous le cagnard, nous voici partis pour Bruxelles, où nous
avons rendez-vous au Parlement européen. Une fois arrivés dans le
quartier du Parlement, nous tombons sur une curieuse manif dont nous
n'avons pas discerné l'objet. La police bilingue veille. L'odeur du gaz
lacrymo se répand dans la fournaise ambiante.

Les partis politiques présents au Parlement placardent d'affiches les couloirs de leurs quartiers. 
Le
Parlement est un peu comme on se le représente. En tout cas, tel que je
me le représentais avant d'y venir. C'est une immense ville, un groupe
de bâtiments reliés par des passerelles et dont les étages ne sont pas
raccord : vous prenez la passerelle au troisième étage et vous
débouchez au quatrième étage d'un autre édifice. Dire que c'est un
labyrinthe serait un lieu commun vulgaire mais non sans vérité. Si vous
demandez votre chemin, vous le ferez sans doute plusieurs fois, et à
chaque fois votre interlocuteur aura un accent différent. J'aime
beaucoup ça.
Certaines indications sont données en une langue mystérieuse, un sabir choisi à l'intersection de plusieurs idiomes.
Certaines indications sont données en une langue mystérieuse, un sabir choisi à l'intersection de plusieurs idiomes.
Ce n'est pas seulement pour la pub et la déco : c'est indispensable pour retrouver son chemin.
Les laveurs de vitres assurent l'interface entre le Parlement et le ciel.


Nous n'étions pas venus spécialement
pour l'exposition d'affiches polonaises, où j'ai pourtant vérifié que
la Pologne est encore à la pointe de l'art graphique (témoin ces deux
affiches de théâtre).


Le graphisme a toujours été le moyen le plus subtil et, en même temps,
le plus direct pour dire certaines choses.

L'artiste Waldemar "Major" Fydrich, fondateur du mouvement Alternative Orange.

Un petit coup de projo sur les frites du Parlement, et hop, au dodo.


Le graphisme a toujours été le moyen le plus subtil et, en même temps,
le plus direct pour dire certaines choses.

L'artiste Waldemar "Major" Fydrich, fondateur du mouvement Alternative Orange.

Un petit coup de projo sur les frites du Parlement, et hop, au dodo.
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