Notre soirée à Hualamphong
Si je vous disais, à Paris : "Viens, on va passer la soirée à la gare d'Austerlitz, ça va être la super-éclate", vous me regarderiez d'un drôle d'air et vous auriez raison. C'est pourtant le genre de proposition que j'ai faite ce soir au photographe, qui semblait préférer prendre des photos sur Thanon Silom. Un petit coup de carburant (un flacon de jus de mandarine fraîchement pressé), un taxi, et hop, nous voilà partis.
Sur le coup, j'ai craint d'abuser un peu, mais dès l'arrivée à la gare de Hualamphong nous avons compris tous les deux qu'il avait bien fait de me suivre.
D'abord, la gare de Hualamphong est très belle.
Un sit-in ? Non. Les voyageurs attendent sagement leur train. (Vous vous imaginez, assis comme ça, par terre, dans la salle des Pas perdus ? Non ? Moi non plus.)
Ils sont tout de même gentils de nous avertir. Ils n'étaient pas forcés.
Les galeries supérieures du hall de la gare sont bien pratiques pour prendre des photos documentaires de la street cuisine à Bangkok. Alors j'en profite. Ici — mais oui ! —, des crêpes (notez la galetière sur la gauche et les pots de confiture. Notez aussi le couteau de peintre...). J'ai même surpris un farang qui en dégustait une avidement dans un coin de la gare. Avait-il la nostalgie des serpillières au Nutella de notre pays natal ? Tout finit par arriver au bout de quelques semaines de voyage.
J'en veux un comme ça dans le hall de la gare de Rouen Rive-Droite !!!


À la fin du repas, s'il reste des coupons inutilisés, on se les fait rembourser. C'est simple, sympa et civilisé. Ce soir j'ai commandé pour 300 bahts (6 euros) de coupons, nous avons très bien mangé, après quoi je me suis fait rembourser la moitié de cette somme. Donc pour 3 euros nous avons mangé deux soupes de nouilles de riz aux boulettes de poisson, un curry massaman très goûteux et une bouteille d'eau.
La propreté est excellente et le design est plus soigné qu'il n'en a l'air de prime abord. Par exemple, la vaisselle nous rappelle avec tact que nous sommes dans une gare.













