14 septembre 2006
Salon Cerveau (courez-y !)

Étienne Charry, musicien, plasticien, ex-Oui Oui, auteur entre autres de 36 Erreurs, d'Aube radieuse, Serpents en flamme, et des Siestes musicales, compagnon de la troupe Grand Magasin, est loin d'être aussi connu qu'il le mériterait, et c'est scandaleux.
Mais passons. Cliquez dès aujourd'hui, le concert va commencer. Le premier morceau de Salon Cerveau, son dernier projet musical, est aujourd'hui en écoute sur le site etiennecharry.com.
Il y en a cinquante, un morceau différent sera mis en ligne chaque
jour, donc je vous conseille de ne pas en perdre une miette.
Salon
Cerveau succède au projet Trous d'eau, une collection musicale diffusée
selon une formule inédite, à la façon d'œuvres d'art individuelles. Un
par un, cinquante Trous d'eau, avec leurs ballets d'anémones de mer,
leurs frémissements d'algues et leurs chœurs de crevettes, avaient ainsi
été mis en vente par Étienne. J'en avais acquis un (Planctons) à
l'époque. D'autres Trous d'eau sont encore en vente, si le cœur vous en
dit.
Selon le même type de formule, Salon Cerveau vous propose, en
cinquante morceaux, l'exploration poétique de notre organe cérébral. Et
chaque morceau, comme les Trous d'eau, peut être acheté. Le premier
morceau, en écoute ce jour, est déjà la propriété de Capitaine Plouf
(l'heureux homme).
Je laisse la parole à Étienne :
Notre cerveau est la pièce centrale d’un appartement où
circulent et se croisent une multitude d’informations, manifestations
électriques, échanges gazeux, réactions chimiques, convois d’atomes,
mouvements de cellules.
Le décor, le mobilier, les matières se
transforment, la lumière, l’atmosphère varient, la consistance de
l’espace change au gré de ces différentes manifestations.
Combinaisons
infinies entre perception du monde extérieur, ordres envoyés aux
différentes parties du corps. Un point de vue si rapproché qu’on peut
espérer surprendre le point où la matière qui compose notre corps
devient pensée, conscience.
Cohabitation de concret et d’abstrait,
organisations dont le sens, à cette échelle, nous échappe, mais dont
l’image nous émerveille.
Je me propose d’évoquer tout cela en musique.
Une exploration attentive du très beau site d'Étienne vous aidera à vous familiariser avec cet artiste rare, unique et trop confidentiel. Dans le paysage actuel de la musique et du show-biz, Étienne est lui-même un trou d'eau aux éclats changeants, miroitant d'algues multicolores, agité par de mystérieuses créatures marines. Sa parfaite cohérence avec lui-même, son originalité, son humour candide le rendent inaccessible au formatage médiatique de notre temps. Il faut se rendre à l'évidence : c'est tel qu'il est, totalement fidèle à lui-même, qu'Etienne Charry continue son œuvre ; c'est à la fois sa solitude et son salut. C'est pourquoi, par amitié et par admiration, je vous invite à découvrir Étienne.
20 octobre 2005
Au Soleil de la Butte, avec Euro-Visions
Je laisse la parole à Euro-Visions :
05 août 2005
Récréation
Ça me changera les idées, mes amis d'Euro-Visions mixent ce soir au Soleil de la Butte.
Vous voulez venir ?
ElBulli ? Quoi, ElBulli ? Pensent qu'à bouffer. Rrrhaa.
Demain, ElBulli.
10 avril 2005
Un peu de zique
Hier soir, au Trabendo, concert dans le cadre du festival Bose - Blue Note : Marc Moulin, Rainer Truby et Peter Kruder.
Compte
tenu de l'heure tardive, nous n'avons malheureusement pas attendu Peter
Kruder. Dommage. En revanche j'ai compté les Powerbooks alu sur scène
et en régie son : pas moins de cinq ! C'est à des petits détails comme
ça qu'on reconnaît les artistes exigeants.
Hé hé, Lebanese Blonde
y était aussi (descendez le long de ce dimanche jusqu'à "Groovy samedi") et en a fait un compte rendu plus détaillé que le mien, mais
dans lequel je reconnais totalement mon expérience. Nous aurions pu
prendre une mousse ensemble (quelle cohue au bar, hein ?). Et comme lui,
nous n'avons pas eu le courage d'attendre Peter Kruder (pour lequel,
pourtant, j'étais venue).
Ayant partagé cette déception, je propose que nous fassions le projet d'aller l'écouter à Vienne un soir.

Il est beau le Powerbook de Marc !

Rainer Truby.
Et pendant qu'on est dans la musique,
ne pas oublier celui-ci.




