07 janvier 2009
Comparaison (n'est pas raison)
Aujourd'hui il faisait froid, plus qu'hier et bien moins que demain. Quand il fait froid dans Paris, il faut y marcher, longuement, de préférence à la tombée du soir, avec l'occasion de voir autant de ciel que possible.
Hier soir entre 17 et 18 heures, pour moi, toutes ces conditions étaient réunies. Je devais me rendre de la place Saint-Michel à la rue de l'Université du côté de la rue du Bac. L'occasion de faire un petit tour le long de la Seine en profitant du ciel de neige, de la beauté minérale que prend Paris à cette heure-ci par ce temps-là. On ne pouvait faire plus romantique. Prévoyant que j'allais voir du beau, j'avais emporté mon grand-angle au bout de mon Nikon D80. Pour lui tenir compagnie, niché dans mon sac, mon petit coucou Konica Revio à 3 millions de pixels (on ne rigole pas) acheté en 2002.
Donc à ma droite, Goliath, le reflex numérique bodybuildé très beau très cher, avec son fisheye qui se la pète ; à ma gauche, appelons-le David, le petit bitoniot à deux sous dont la marque fait pouffer certains pros, avec son écran timbre-poste, sa batterie qui tourne de l'œil et son capteur n'en parlons même pas. Et pourtant si, parlons-en. Plus je me familiarise avec les APN, plus je reste coite devant la qualité de ce petit capteur. Bien sûr il se fait vieux, il a quelques pixels morts, mais un coup de tampon sur Photoshop et c'est réglé.
Hier soir, donc, ayant longé la Seine depuis Saint-Michel, j'arrive devant l'Institut, il me faut plonger dans le tissu urbain pour rejoindre la rue de l'Université. Avant cela, j'utilise, alternativement, les deux appareils. Je vous livre les photos sans commentaire en indiquant avec quel APN chacune a été prise, juste pour que vous compariez vous-mêmes. Quelles conclusions, le cas échéant, tirez-vous de ces quelques vues ?
(Je précise qu'elles n'ont pratiquement pas subi de traitement sur Photoshop, à part un éventuel recadrage.)
Oui, je sais, comparaison n'est pas raison, et pour citer une photographe de mes amies, l'important ce n'est pas la technique, c'est la sensibilité et l'œil. Mais justement, on peut discuter de cela, car j'aime tirer un parti artistique des contraintes techniques. Je n'en dis pas plus pour le moment.

Le pont des Arts vu par Goliath (Nikon D80, zoom Sigma 10-20).

Le même vu par David (compact Konica Revio KD 310-Z).

Nikon.

Konica.

Nikon.

Konica.

Nikon.

Konica.

Nikon.

Konica (vous avez compris que je l'aime beaucoup, ce petit bonhomme).
22 décembre 2008
La photo du mois - décembre 2008

Boulevard de Sébastopol, samedi 20 décembre, vers 19 h 30.
20 août 2008
La photo du mois : Xian Warriors, par Eric Leleu
Mon ami Eric Leleu est un de mes photographes préférés, son site http://www.ericleleu.com/ est déjà en lien sur ce blog. J'ai fait sa connaissance en mai 2005, lors de mon second passage à Shanghai. Il s'était installé récemment dans cette ville et vibrait déjà de l'énergie chinoise. Il vit toujours à Shanghai, où il poursuit une carrière passionnante qui le mène aux quatre coins de la Chine. Depuis cette rencontre, son style s'est affiné, son propos s'est précisé, et ses photos sont de plus en plus belles. Je vous invite, si vous ne connaissez pas encore le travail d'Eric, à le découvrir sur son site. Allez en particulier voir ses photos des JO de Beijing.
Ma photo préférée du jour est celle que je reproduis ci-dessous, extraite de la série "Xian Warriors".

Dans la série "les grands esprits se rencontrent", le Centre australien de la photographie vient lui aussi de sélectionner cette série pour la une de son site.
05 novembre 2007
La photo du mois (1)

Cette photographie inaugure une nouvelle rubrique (tout est dans le titre). Elle a été prise par Vincent Hiribarren, à Luoyang (Henan, Chine), au temple du Cheval Blanc.
01 septembre 2007
Brins photographiques
Aujourd'hui, je fais un peu de pub pour un blog, celui de ma copine Annick : Brins photographiques. Je viens de le découvrir (cachottière !).
Annick fait des photos superbes (preuve 1), elle a un talent spécial pour les confitures et elle sait parler aux fruits (preuve 2), et en plus de tout ça elle se fait des copains escargots (preuve 3).
14 juin 2007
La vie en bleu
Alors que je n'avais pas encore eu beaucoup d'occasions d'essayer mon nouveau jouet (un Nikon D80 pour fêter ma guérison relative et mon anniversaire), je suis allée au Fooding d'été à Vitry-sur-Seine. Normalement, comme cet appareil a une légère tendance à surexposer, je mets la balance des blancs par défaut sur la position "nuageux" et ça fait la rue Michel. Oui mais voilà, la veille de ce jour-là (pendant que tous les clients d'un restaurant sichuanais se retournaient sur une de mes quintes de toux provoquées par un chaleureux cocktail piment-poivre du Sichuan), un mystérieux individu s'était amusé à prendre des photos en réglant la balance des blancs sur "tungstène" et ne l'avait pas remise dans sa position d'origine. Et le lendemain, à Vitry, il faisait un tel cagnard que je ne voyais presque rien de ce qui s'affichait sur l'écran de contrôle. Donc, pendant environ deux heures, j'ai photographié le Fooding tout en bleu. Ça donne un genre.

"I meant to do that." (Pee Wee Herman.)
Mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Attendez un peu que je débleuisse tout ça, et je vous raconte tout. Ce n'est pas une dominante chromatique qui va m'en empêcher. À très bientôt.
04 mars 2007
La presse fait peur
C'est un post qui ne se mange pas. Il sera surtout question d'images.
La
presse périodique fait fort ces temps-ci à travers ses couvertures.
Mauvaises photos, idées stupides, cynisme affiché, surexpressionnisme
bien français* poussé à son paroxysme, sombres messages sous-jacents,
bref elle fait peur.

Le pire dans l'épouvantable ayant été atteint récemment par la presse manageriale. Vous voyez ?

Vous voyez mieux ?

Ça aussi, dans un autre genre, ça fait peur.
Si je fais suivre de
la photo ci-dessous, c'est intentionnel. Pas le même genre d'épouvante,
mais une petite ressemblance dans le regard.


S'appeler Philosophie Magazine et pondre des couvertures aussi débiles et mal foutues, faut le faire, quand même.

Heureusement, il reste les affiches de cinéma. Savoir qu'il y a réellement quelqu'un qui s'appelle ainsi, que voulez-vous, ça me console.
* Un petit mot sur ce que j'appelle le "surexpressionnisme français", parce que ça demande éclaircissement. En France, dès qu'il s'agit d'image de pub, de pub vocale ou parfois de couvertures de magazine, on en fait toujours des tonnes dans le domaine de l'expression. Il faut toujours en rajouter, comme si c'était le seul moyen d'être drôle ou de faire passer un message. À la radio c'est toujours surjoué avec des voix idiotes, les photos sont ridiculement surposées, les expressions faciales sont toujours excessives. C'est une forme d'hystérie expressionnelle que jusqu'à présent je n'ai trouvée qu'en France. Le résultat est que le spectateur a toujours l'air d'être pris pour un con imperméable à des messages plus posés et à un sens de la connivence moins balourd. D'autres pays ont leurs modes d'expression par l'image, et je ne dis pas que ce soit forcément mieux ailleurs. Mais en France c'est comme ça, et ça peut être crispant.
28 février 2007
Une photo

Ce qu'il y a de pire dans les blogs, c'est les périodes de
charrette. Ce soir, juste le temps de poster une photo, mais c'est
celle qu'il faut.
Avant-goût de choses à venir : c'était à Orly
Ouest, lundi de la semaine dernière, peu avant mon 'embarquement pour
Perpignan, en route vers le forum gastronomique de Gérone. Je vous
ferai un rapport complet dès que j'aurai le temps, peut-être demain.
Parce que ceci, vous en conviendrez...

... demande explication.
03 janvier 2007
Tous mes vœux pour 2007

Meilleurs vœux à tous les lecteurs de ce blog, aux habitués et aux occasionnels, aux diserts et aux silencieux, aux proches et aux lointains. Merci à ceux qui visitent de loin (Thaïlande, Japon, Philippines, États-Unis, Brésil, etc.) même si partout dans le monde il suffit d'un clic. Merci de votre fidélité, merci de m'accompagner dans ce voyage qui dure depuis bientôt deux ans. Merci à ceux qui sont en lien, à ceux qui n'y sont pas, et à ceux qui ont eu la gentillesse de mettre sur leur blog un lien vers Ptipois.

18 juin 2006
Heureusement qu'il y a Edmond
Dans ce monde de brutes.



