chez ptipois

garanti sans feuille de menthe

25 janvier 2009

Gong xi fa cai !

Bonne année du Buffle !

buffle

Buffle en terre de Yixing, Canton.

Pour que cette nouvelle année lunaire nous soit clémente, j'affiche ici des sourires d'immortels, rencontrés dans des temples du Guangdong. Ce post contient une prière.

immortel

Canton, l'un des Cinq Immortels du temple du même nom.

foshan

Immortelle en céramique émaillée sur les toitures du temple des Ancêtres à Foshan.

bonsai

Des racines de bonsai pour l'enracinement solide de tous nos projets  et leur développement même dans des conditions arides, et un peu de rouge de bon augure (académie du Clan Chen, Canton).

Posté par Ptipois à 23:48 - Miscellanées - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 janvier 2009

Comparaison (n'est pas raison)

Aujourd'hui il faisait froid, plus qu'hier et bien moins que demain. Quand il fait froid dans Paris, il faut y marcher, longuement, de préférence à la tombée du soir, avec l'occasion de voir autant de ciel que possible.
Hier soir entre 17 et 18 heures, pour moi, toutes ces conditions étaient réunies. Je devais me rendre de la place Saint-Michel à la rue de l'Université du côté de la rue du Bac. L'occasion de faire un petit tour le long de la Seine en profitant du ciel de neige, de la beauté minérale que prend Paris à cette heure-ci par ce temps-là. On ne pouvait faire plus romantique. Prévoyant que j'allais voir du beau, j'avais emporté mon grand-angle au bout de mon Nikon D80. Pour lui tenir compagnie, niché dans mon sac, mon petit coucou Konica Revio à 3 millions de pixels (on ne rigole pas) acheté en 2002.
Donc à ma droite, Goliath, le reflex numérique bodybuildé très beau très cher, avec son fisheye qui se la pète ; à ma gauche, appelons-le David, le petit bitoniot à deux sous dont la marque fait pouffer certains pros, avec son écran timbre-poste, sa batterie qui tourne de l'œil et son capteur n'en parlons même pas. Et pourtant si, parlons-en. Plus je me familiarise avec les APN, plus je reste coite devant la qualité de ce petit capteur. Bien sûr il se fait vieux, il a quelques pixels morts, mais un coup de tampon sur Photoshop et c'est réglé.
Hier soir, donc, ayant longé la Seine depuis Saint-Michel, j'arrive devant l'Institut, il me faut plonger dans le tissu urbain pour rejoindre la rue de l'Université. Avant cela, j'utilise, alternativement, les deux appareils. Je vous livre les photos sans commentaire en indiquant avec quel APN chacune a été prise, juste pour que vous compariez vous-mêmes. Quelles conclusions, le cas échéant, tirez-vous de ces quelques vues ?
(Je précise qu'elles n'ont pratiquement pas subi de traitement sur Photoshop, à part un éventuel recadrage.)
Oui, je sais, comparaison n'est pas raison, et pour citer une photographe de mes amies, l'important ce n'est pas la technique, c'est la sensibilité et l'œil. Mais justement, on peut discuter de cela, car j'aime tirer un parti artistique des contraintes techniques. Je n'en dis pas plus pour le moment.

Nikon01

Le pont des Arts vu par Goliath (Nikon D80, zoom Sigma 10-20).


konica03

Le même vu par David (compact Konica Revio KD 310-Z).


nikon03

Nikon.


konica02

Konica.


nikon04

 Nikon.


konica04

Konica.

nikon02

Nikon.


konica01

 Konica.


nikon05

Nikon.


konica05

Konica (vous avez compris que je l'aime beaucoup, ce petit bonhomme).

Posté par Ptipois à 00:52 - Images - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 janvier 2009

Bonne année 2009 : vogliamo tutto !

voeux_2009_pf

Bonne année 2009 aux lecteurs de ce blog. Pour illustrer ces vœux, l'aventure en quatre images du thé oolong d'Anxi.
Et tous mes souhaits pour vous, parmi d'autres nombreux et ardents désirs. Oui, parce que je suis une fille dans le genre des révolutionnaires italiens qui répondirent à la question "Mais enfin, qu'est-ce que vous voulez ?" :

"Vogliamo tutto !"

250px_Nunzio_Bava___I_LAVORATORI_1942

Nunzio Bava, I lavoratori (1942).

Oui, parfaitement, vogliamo tutto. On veut tout. Comment ça, c'est la crise ? Raison de plus. Ce qui me donne l'occasion, en ce début d'année où il faut prendre des résolutions et former des vœux, de rendre hommage à travers les plans d'existence à mon maître Arnold von Keyserling (1922-2005) qui, à certains "spirituels" qui affirmaient qu'il fallait maîtriser, voire supprimer le désir, répondait : "Au contraire ! Il faut avoir des désirs démesurés."

arnold
© School of Wisdom.

En 2009, donc, je vous souhaite de danser sur la tête. En ce monde qui marche sur la tête, cela pourrait bien devenir une mesure prophylactique. Qui sait ? Le monde, peut-être, finira par vous apparaître à l'endroit.

pendu

Je vous souhaite en tout cas de beaucoup voyager en 2009, ne fût-ce que dans votre tête (considérable économie de billet d'avion, et je ne parle pas de la trace carbone).

27

En 2009, pour lutter contre l'exaspération provoquée par le jeu pervers des média, je vous conseille la méthode de Pénélope Jolicœur. Vous verrez, ça change tout.

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Et comme ceci est un blog culinaire, je vous souhaite de manger, boire et cuisiner des choses délicieuses, de découvrir des denrées précieuses, nouvelles, anciennes, oubliées, retrouvées, venues de très loin ou ancrées dans vos traditions. Et de suivre un autre conseil : celui de mon ami Tim Hayward dans son lumineux article du Guardian. En période de crise, au lieu de dépenser moins pour la nourriture, dépenser plus : ne pas abandonner les bons produits sous prétexte de serrement de ceinture. Pourquoi ? Parce que si vous le faites, les petits producteurs — les maraîchers de nos marchés, l'éleveur qui respecte l'animal, le cultivateur de shiitake, le ramasseur d'œufs de poules heureuses —, qui ont déjà beaucoup de mal à s'en sortir, disparaîtront dans la tourmente.

gailam

Tim a toutes les qualités, mais notamment celles d'être l'auteur culinaire le plus spirituel et le plus politiquement sain de tout le Royaume-Uni, d'être un ardent amateur de belle viande (avec de surcroît quelques compétences en boucherie), et enfin d'écrire comme un dieu. Dans toute son espiéglerie, il garde le meilleur pour la fin. Je ne résiste pas à vous traduire le dernier paragraphe, intitulé The unbearable smugness of the foodie (L'insupportable suffisance du foodie). Tim, merci pour ceci :

Depuis des temps immémoriaux, les figures influentes de notre société étaient les gens d'affaires, occupés à hurler dans des téléphones portables, à faire circuler l'argent, à remuer de l'air en tout sens et à "créer des richesses". Nos écrans de télé en débordaient, la publicité en avait fait sa cible quasi exclusive et le gouvernement les avait même érigés en modèles. Eh bien, ces gens ont eu le temps de faire leurs preuves, et ils ont tout foiré. Plus personne ne veut d'eux désormais ; et contrairement à eux, les gens capables de préparer un bon repas, de nourrir une famille, de remplir généreusement la marmite et d'accommoder les restes jouissent d'une aura quasi héroïque. Avez-vous remarqué que les foodies, souvent, accueillent la récession d'un regard serein ? Nous sommes en effet au meilleur de nous-mêmes lorsque l'humanité a besoin d'économie, d'astuce, de générosité et de confort modeste — mieux : nous en concevons une intolérable fierté. Oh oui ! Notre heure est venue. (...) En 2009, nous en sommes persuadés, les foodies prendront enfin la place qui leur revient de droit : celles des nouveaux Maîtres de l'Univers.

Bonne année à tous.

Posté par Ptipois à 23:52 - Miscellanées - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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