chez ptipois

garanti sans feuille de menthe

16 septembre 2006

Intersaison et tartelettes aux coings

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Il y a quelques soirs, je photographiais ce ciel-là devant ma fenêtre, en me demandant "Va-t-il enfin pleuvoir ?" La pluie n'est arrivée que le lendemain. Entre-temps, on a bien sué.

gingembre

C'est encore dans la canicule que j'ai dû me rendre, mercredi dernier, à Gennevilliers pour une séance de photos sur le thème du gingembre. Le gingembre confit a été spécialement difficile à trouver, car je voulais non pas du gingembre-cristallisé-en-tranches-comme-on-trouve-partout, mais le vrai gingembre confit en gros morceaux tendres.

coings

Comme il fallait illustrer l'aphrodisiaque épice par des recettes, j'ai proposé plusieurs choix à ma rédac-chef, qui s'est prononcée en faveur des tartelettes au coing et au gingembre. Que voici, ci-dessus.
Comme c'est aussi bon que beau, je crois qu'il faut que je vous donne la recette.
D'abord, la pâte. N'importe quelle pâte brisée suffira. Cependant, pour ce cas précis, j'ai utilisé une pâte spéciale que j'avais trouvée au marché de Metz le samedi précédent, sur l'étal d'une marchande d'œufs et de fromages.

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Elle me l'avait décrite comme une pâte "brisée-feuilletée". Alexandra m'ayant conseillé de tester cette trouvaille insolite, j'en ai donc acheté un gros pâton. Lorsque le moment fut venu de rassembler les ingrédients pour la séance de photos, je trouvai que ce pâton tombait à pic. Je décidai donc de l'emporter au studio pour les tartelettes.
Résultat du test : la marchande avait raison, c'est bien la légèreté de la pâte feuilletée et le croquant-sablé de la pâte brisée. Parfaitement adapté à cette recette, ainsi qu'à toute recette de tarte me semble-t-il. Je crois aussi que cette pâte messine serait idéale pour préparer des quiches ou toute autre tarte salée.
Retour à la recette : pour 4 tartelettes, il vous faut deux coings bien mûrs. Pelez-les en les laissant entiers, puis creusez une cheminée verticale de part en part avec un vide-pommes (attention, il est recommandé d'avoir un vide-pommes costaud, parce que le mien s'est retrouvé en ressort à boudin au bout de quelques secondes. J'ai été obligé de finir le fruit marmoréen à l'économe Le Parapluie, au prix de grands efforts. Un emporte-pièce d'aciérie lorraine me paraît à présent le seul outil capable d'accomplir cette tâche.)
Une fois vos coings pelés et vidés, votre four préchauffé à 160-180 °C, rangez-les dans un petit plat. Mélangez 4 cuillerées à soupe de sucre, 1 cuillerée à café de poudre de gingembre, 1 grosse pincée de quatre-épices en poudre, 1 grosse pincée de poivre du moulin. Versez ce mélange dans les cheminées des coings, et si ça déborde, tant mieux. Coincez dans chaque cheminée, comme un père Noël qui essaierait d'y descendre, une bonne noisette de beurre. Versez un peu d'eau dans le plat, histoire que rien ne brûle. Faites cuire 1 heure au four en arrosant de temps en temps avec le jus de cuisson.
Au bout de ce temps, vos coings doivent être tendres et bien colorés. Laissez-les tiédir.
Abaissez votre pâte et garnissez-en des moules à tartelette.
Coupez chaque coing en deux, et soit vous laissez les moitiés intactes et vous les posez telles quelles sur les fonds de tartelette, soit vous les coupez en gros morceaux et vous garnissez les tartelettes de même.
Arrosez du sirop de cuisson recueilli, parsemez de petits dés de gingembre confit, faites cuire 30 minutes au four (180 °C). Surveillez la cuisson, il ne faut pas que ça noircisse.
Servez tiède ou froid.

Posté par Ptipois à 19:14 - Recettes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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